J’ai deux ans, inscris-moi à l’école maternelle !

La FCPE a publié un communiqué de presse sur l’accueil des 2 ans à l’école maternelle qui est de plus en plus remis en cause. Certes, sur l’école Pagnol, les 2 ans ne sont plus scolarisés depuis deux ans déjà. Mais nous considérons que la scolarisation des deux ans doit pouvoir être laissé au choix des parents, et qu’il est inadmissible que les parents soient dans l’impossibilité de scolariser les tout-petits.

Le communiqué est à lire sur le site de la FCPE, nous le reproduisons ci-dessous :

La FCPE, pour sa part, demande aux collectivités locales et à l’Etat que tous les enfants puissent être accueillis à l’Ecole maternelle, dès 2 ans, dès lors que leurs parents en font la demande.
Après le rapport Tabarot, le rapport Papon Martin, le lancement des jardins d’éveil par la secrétaire d’Etat à la famille, les déclarations de l’ancien ministre de l’Education nationale sur la maternelle, c’est au tour d’une députée UMP de Moselle de vouloir empêcher la scolarisation des enfants de moins de 3 ans à la maternelle.
La FCPE, pour sa part, demande aux collectivités locales et à l’Etat que tous les enfants puissent être accueillis à l’Ecole maternelle, dès 2 ans, dès lors que leurs parents en font la demande.
La proposition de loi de la députée prévoit de donner au maire toute latitude pour refuser l’inscription d’un enfant de deux ans à l’Ecole s’il « estime que les critères d’accueil ne sont pas adaptés à cet âge».
Sur quels critères pourra-t-il donc étayer sa décision ?
La FCPE rappelle d’ailleurs que la qualité de l’accueil dépend autant de la structure que de l’implication et de la qualification des adultes !
La FCPE rejette cette proposition de loi modifiant le code de l’éducation, qui, à terme, entraînerait la suppression de la scolarisation des enfants de moins de trois ans à l’école maternelle publique.
Alors que le gouvernement a fait de la lutte contre l’échec scolaire la priorité de sa politique éducative, cette proposition ressemble plus à un positionnement idéologique qu’à une amélioration des conditions de vie et des apprentissages des élèves et des jeunes enfants.
La FCPE rappelle que l’école dès deux ans est un des moyens pour atteindre cet objectif.
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Les RASED sont bel et bien en train de disparaître !

N’en déplaise à tous ceux qui ont tenté de nous rassurer lorsque nous les avons rencontré lors des différentes manifestations que nous avons organisées, et qui nous ont expliqué que nous étions pessimistes, que personne ne souhaitait la disparition des RASED : ils se sont trompés, ou plutôt, ils ont voulu nous tromper !

M. le Maire nous avait assuré que Meyzieu ne serait pas concerné : 2 postes en moins ! L’inspecteur nous avait dit que nous voyions tout en noir : 1/3 d’enseignants spécialisés en moins sur le Rhône ! Pourtant, on nous avait parlé de recul du gouvernement… Pour mieux sauter surement ! 1/3 des enseignants spécialisés en moins : c’est exactement la proportion qui avait été annoncée au départ. Qui a cédé ? Pas ceux qui nous gouvernent en tout cas.

Comment en arrive-t-on à ce chiffre : 89 départs sur 244 enseignants spécialisés sur le Rhône (nous parlons des enseignants d’adaptation et des rééducateurs) ? Entre les postes sédentarisés (qui donc n’interviennent plus sur un réseau), les glissements de postes (vers des postes REP), les postes gelés, les départs volontaires (lorsqu’ils ont vu ce qu’allaient devenir les RASED), on arrive à ce chiffre. Rajoutons à cela que la formation de ces enseignants a tout simplement été annulée. La source est donc réellement tarie.

Evaluations CM2

Nous vous invitons à lire deux articles parus récemment : un communiqué de presse de la FCPE et un article de Pierre Frackowiak paru dans le café pédagogique : « La comédie de l’évaluation et du soutien ».

Nous avons écrit dans notre journal  et sur notre ancien site ce que nous pensions de ces évaluations CM2 passées au mois de janvier alors qu’elles portaient sur l’ensemble du programme de CM2, nous nous étions interrogés sur la pertinence d’un tel dispositif. De plus, les évaluations étaient en ligne avant que les élèves ne les passent, ce qui a permi à certains (parents ou enseignants) de faire du « bachotage« , biaisant de fait les résultats. Certains enseignants ont refusé d’interroger leurs élèves sur les parties du programme qui n’avaient pas été encore faites. Résultat : selon les circonscriptions, il leur a été demandé soit de valider les réponses soit des les considérer comme fausses. Parfois, tout ceci était laissé à l’appréciation des enseignants. Comment dans ces conditions croire que ces évaluations peuvent révéler quoique ce soit. C’est une mascarade !

Voici quelques citations extraites des articles cités ci-dessus :

  • Pierre Frackowiak

« Cette grande opération n’a donc servi à rien et comme elle n’a servi à rien, on recommencera l’année prochaine. Les complaisants diront que cela sera mieux l’année prochaine. Il est vrai qu’il est impossible que ce soit pire. »

« Tout maître est parfaitement capable de repérer, sans le secours de l’évaluation nationale, les 15% d’élèves en grande difficulté, leurs domaines de faiblesse et de concevoir des activités de soutien personnalisé. Avec une formation pédagogique améliorée, tout maître pourrait même mieux prendre en compte l’hétérogénéité de ses élèves pendant le temps scolaire normal. »

« Personne ne peut prouver que les enseignants utilisent ces évaluations pour transformer leurs pratiques en profondeur. Ces outils leur disent ce qu’ils savent déjà et les conduisent encore souvent, faute d’outils d’analyse de leurs pratiques, à considérer dans leur for intérieur qu’ils n’y peuvent rien. »

« Le soutien ne saurait être la priorité. Aujourd’hui, on ne parle que du soutien hors temps scolaire normal faisant l’impasse sur les pratiques pédagogiques pendant le temps scolaire normal. Plus personne n’en parle. Tout ce passe comme si l’échec scolaire était une fatalité et que le soutien viendrait compenser les lacunes et les difficultés d’apprentissage. »

« Le soutien ne peut pas être efficace malgré la bonne volonté des maîtres s’il se situe dans le cadre d’une journée scolaire déjà trop lourde. »

 » Les pédagogues savent que la voie choisie ne peut conduire qu’au désastre à moyen terme et que d’autres voies existent qui ont fait l’objet d’une abondante littérature pédagogique constructive »

« Le soutien ne peut être efficace que si les activités prévues sont bien articulées avec les activités de la classe, ce qui est concevable quand le maître de la classe assure le soutien, ce qui l’est moins pour les stages de remédiation qui sont souvent pris en charge par d’autres enseignants. »

  • Communiqué de presse de la FCPE
La FCPE dénonce à nouveau les évaluations de CM2 qui ne font rien de plus que pointer les inégalités entre les enfants, et permettent des jeux de comparaison entre les classes et les écoles issues de territoires différents.
La FCPE est peu surprise par les résultats des évaluations nationales des élèves de CM2, dont l’ensemble de la communauté éducative avait dénoncé les conditions d’organisation. Ces résultats ne pouvaient être favorables : items portant sur des parties de programme non effectuées et barèmes sans nuance.
La FCPE aimerait que le ministère explique comment il s’y est pris pour agréger des résultats qui ne peuvent être comparables, du fait que les enseignants n’ont pas tous fait passer la totalité des items ou ne les ont pas tous évalués selon le barème national. Elle aimerait en particulier savoir comment sont comptabilisés les résultats des élèves sur les items de la deuxième partie du programme de CM2, qui n’avait pas encore été traitée en janvier.
La FCPE dénonce à nouveau ces évaluations qui ne font rien de plus que pointer les inégalités entre les enfants, et permettent des jeux de comparaison entre les classes et les écoles issues de territoires différents.
La FCPE a, dans un courrier envoyé à Xavier Darcos en mars, demandé l’abandon de ces évaluations au profit d’évaluations élaborées par la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Education nationale) qui permettraient un réel pilotage du système éducatif.

La FCPE réitère sa demande de réelles évaluations diagnostiques nationales. Elle demande également au ministère de ne pas persister dans la voie qu’il a choisie, à savoir la dénaturation du principe même d’évaluation et la dégradation de l’image du système éducatif français.

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Photo de mainblanche – licence CC by-nc-sa

Mur de cartons devant l’inspection

Jeudi 2 avril a été organisé devant l‘inspection de Meyzieu un pique nique par les enseignants (assistés de quelques parents des écoles de Meyzieu). Près d’une centaine de participants pour cet événement !

Un mur de revendications a été érigé à l’aide de cartons amenés par tout un chacun. Ces actions se sont inscrites dans le cadre de la journée d’actions proposée par l’AG nationale.

La lutte continue !

D’autres photos sont en ligne sur flickr.

Les parents de Meyzieu au conseil municipal

Pour continuer nos protestations contre les réformes en cours, nous avons décidé de nous inviter au conseil municipal du 26 mars. Un courrier a été adressé à tous les élus municipaux pour expliquer notre démarche.

Actions des 3 dernières semaines sur Meyzieu

Les parents d’élèves des écoles de Meyzieu sont restés mobilisés ces dernières semaine sur la commune de Meyzieu.
Nous étions présents sur le marché de Meyzieu à deux reprises, nous avons manifesté au rond point de Leclerc un samedi matin, nous sommes intervenus à la gare de Tram.
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Mardi 10 mars, après avoir occupé les bureaux des directeurs le matin, nous nous sommes tous retrouvés, avec quelques enseignants, à l’école Condorcet pour une occupation-réunion en soirée.

Malheureusement, la plupart des personnes que nous avions invitées ne sont pas venue, à part la conseillère générale Odette Garbrecht. Le député, l’inspecteur et le maire ne se sont pas déplacés…

Toutes les photos de ces dernières semaines sur notre espace flickr :